A LA DÉCOUVERTE DU RÉSEAU DE CHALEUR DE DIJON MÉTROPOLE
Rendre visible l’invisible
A l’occasion des Assises Européennes de la Transition Énergétique 2026 du 23 au 25 juin, Via Sèva met en lumière les réseaux de chaleur de Dijon Métropole. Une trentaine de marquage au sol indiquent le passage du réseau de chaleur autour du site de l’événement et des installations qui seront visitées par les participants.
Zoom sur les réseaux de chaleur de la métropole de Dijon !

Chiffres clés des réseaux de la métropole de Dijon
120 km
de réseau souterrain
L’équivalent de
46 400 logements chauffés
> 70 % d’énergies renouvelables et de récupération
100 000 tonnes
de CO₂ évitées par an
La chaleur, un enjeu de la transition énergétique
On parle beaucoup d’électricité verte, de voitures électriques, de panneaux solaires… Mais un sujet de la transition énergétique dont on ne parle pas assez, c’est la chaleur. Or, celle-ci représente plus de 40 % de l’énergie consommée en France ! Encore produite aux deux tiers à partir d’énergies fossiles, elle est cruciale pour accélérer notre décarbonation.
Les réseaux de chaleur : un vecteur efficace pour mobiliser les énergies renouvelables
Les réseaux de chaleur entrent ici en scène : ils permettent d’acheminer jusqu’au lieu de consommation (logements, bureaux, écoles, hôpitaux…) la chaleur produite localement. Les installations de production peuvent être alimentées par des ressources renouvelables (géothermie, chaleur solaire, bois issu de la gestion durable des forêts…) ou de récupération (chaleur issue de l’incinération des déchets, de l’industrie…).
Au niveau national, c’est en moyenne 67 % de l’énergie distribuée par ces réseaux qui est produite à partir de sources renouvelables ou de récupération.
Comment fonctionne un réseau de chaleur ?
Un réseau de chaleur est un système de distribution de chaleur générée à partir d’une ou de plusieurs unités de production.
Une eau chauffée, surchauffée ou sous forme de vapeur, transite à travers un réseau souterrain pour alimenter plusieurs types de bâtiments : immeubles, bâtiments tertiaires (écoles, hôpitaux, bureaux…) ou industries.
Pour chaque bâtiment desservi, un échangeur permet de réguler la chaleur prise sur le réseau pour alimenter le bâtiment, en fonction des besoins de celui-ci. Une fois la chaleur transférée, l’eau du réseau revient à l’unité de production de chaleur, où elle est chauffée de nouveau.
Quels sont les avantages des réseaux de chaleur ?
1
Bons pour l’environnement
Les réseaux de chaleur permettent d’exploiter des ressources renouvelables ou de récupération comme la géothermie, la chaleur issue de l’incinération des déchets, la chaleur solaire, ou encore le bois issu de l’entretien des forêts. Ils remplacent ainsi d’autres systèmes plus émetteurs comme les chaudières à gaz individuelles.
2
Bons pour le portefeuille
L’utilisation d’énergies locales permet une meilleure maîtrise du prix, au contraire du gaz qui expose les ménages aux crises géopolitiques et aux chocs de prix. Nous gardons ainsi la main sur l’approvisionnement, avec des bénéfices aussi bien pour le portefeuille à long terme que pour notre sécurité énergétique.
3
Bons pour l’activité économique
En valorisant les ressources locales, les réseaux de chaleur boostent l’emplois et l’activité des entreprises de la région.
4
Efficaces à l’échelle d’une ville ou d’un quartier
Grâce à de grandes centrales de production de chaleur, le réseau de chaleur permet de mutualiser les coûts et d’optimiser les rendements, ce qui en fait un modèle idéal en milieu urbain par rapport à des chaudières individuelles ou collectives.
Focus sur les installations de Dijon Métropole, territoire engagé pour la décarbonation de la chaleur
La métropole de Dijon bénéficie de deux réseaux de chaleur, tous deux alimentés à plus de 70 % par des énergies renouvelables ou de récupération. Avec plus de 120 kilomètres de réseau, c’est un territoire pionnier de la décarbonation de la chaleur !
Ce réseau performant lui permet de limiter la dépendance aux énergies fossiles et de garantir un prix maîtrisé pour les usagers.
Le réseau du Grand Dijon Ouest SODIEN s’étend sur environ 45 km* et dessert l’équivalent de plus de 14 000 logements*. Il couvre les communes de Dijon, Quetigny et Talant.
Ses sites de production principaux sont la chaufferie au bois des Valendons, mise en service en 2015, et l’Unité de Valorisation Energétique (UVE) de Dijon.
Le réseau Dijon Énergies, mis en service en 2015, s’étend sur environ 75 km* et alimente l’équivalent de 32 400 logements*.
Il couvre Dijon, Quetigny, Fontaine-les-Dijon et Longvic.
Ses sites de production principaux sont la chaufferie au bois des Péjoces, et l’UVE de Dijon.
*Chiffres issus de l’enquête annuelle des réseaux de chaleur et de froid, édition 2024
Un label « Eco-réseau de chaleur » pour la métropole de Dijon
Depuis 2017, le réseau de chaleur urbain de Dijon métropole détient le label Éco-réseau de chaleur, une distinction nationale qui reconnaît les réseaux atteignant un minimum de 50 % de chaleur produite à partir d’énergies renouvelables ou de récupération. Ce label valorise l’engagement des collectivités en faveur de la transition énergétique et de la décarbonation du chauffage urbain.
Ce fort taux d’énergies renouvelables permet aux consommateurs de bénéficier d’une TVA avantageuse, à 5,5 % (contre 20 %), confirmant l’intérêt économique de cette solution. Les réseaux de chaleur renouvelable sont ainsi bons pour notre environnement, bons pour notre économie locale et bons pour notre porte-monnaie !