ON VOUS EXPLIQUE

Les énergies renouvelables
et de récupération

Le réseau de chaleur et/ou de froid est un ensemble d’installations
qui produisent et distribuent de la chaleur et/ou du froid à plusieurs bâtiments (logements collectifs, bâtiments publics, bureaux…) pour le chauffage, la climatisation et/ou l’eau chaude sanitaire.
Le réseau de chaleur et/ou de froid permet de chauffer/climatiser un quartier, une ville ou un territoire plus vaste.

Différentes sources d’énergie peuvent être utilisées
pour la production de chaleur ou de froid :

Énergies renouvelables

Les énergies renouvelables ou appelées EnR sont fournies
par des éléments naturels tels que le soleil, le vent, la chaleur de la terre.
Elles n’engendrent pas ou peu de déchets ou d’émissions polluantes.

La biomasse

(bois, résidus agricoles, cultures énergétiques) qui produit de la chaleur par combustion dans une centrale de production spécifique.

La géothermie

qui permet de récupérer la chaleur issue des eaux profondes, présente naturellement dans le sous-sol terrestre.

Énergies de récupération

Le principe est d’utiliser la chaleur issue de processus dont l’objet initial n’est pas la production de chaleur.
Il s’agit de valoriser une ressource qui autrement, serait perdue.

L’incinération des déchets

Les déchets ménagers non recyclables sont brûlés dans une Unité de Valorisation des déchets. La chaleur est ensuite récupérée et transformée en énergie.

Stockage des données des data centers

La chaleur des équipements (ordinateur, serveurs…) peut être transformée en énergie.

Les stations d’épurations

L’eau tiède des eaux usées peut être récupérée pour chauffer les bâtiments alentours.

L’écologie industrielle

Récupération de chaleur sur les process industriels (cimenterie, plateforme chimique — plateforme à Nogent-sur-Oise, Pont de Claix à Grenoble.

Boue industrielle

Une station d’épuration produit de la boue lors du traitement des eaux usées, la boue déshydratée est ensuite brûlée ce qui produit de la chaleur. L’eau chauffée permet d’alimenter le réseau de chaleur.

Énergies fossiles

Le gaz naturel, le fioul ou le charbon produisant
de la chaleur par combustion.

Ces énergies, émettrices de gaz à effet de serre,
sont utilisées lors des pointes (fortes demandes de chaleur).

Les différentes énergies utilisées
pour alimenter les réseaux de froid :

Le freecooling

est une méthode naturelle de refroidissement, une énergie renouvelable comme la fraîcheur de l’eau ou l’air ambiant est utilisée pour produire du froid.

La récupération de la chaleur

créée par la valorisation énergétique des déchets. Pour passer de la chaleur au froid, distribué aux abonnés, l’énergie thermique produite par l’incinération des déchets est valorisée en froid, cette technique d’absorption permet de produire de l’eau glacée. Il n’y a pas de perte d’énergie : en hiver, cette énergie est utilisée par les réseaux de chaud et en été pour la climatisation.

LES RÉSEAUX DE CHALEUR

Alliés précieux de la transition
énergétique

Les réseaux sont une solution providentielle pour la France qui s’est engagée à ce que la part des énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) dans la consommation finale d’énergie atteigne 23 % en 2020 et 32 % en 2030 (loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte). La LTECV vise également un objectif de multiplication par cinq de la production de chaleur renouvelable et de récupération, d’ici 2030.

La loi énergie-climat du 8 novembre 2019 fixe les nouvelles ambitions de la politique climatique nationale dont l’objectif neutralité carbone en 2050. Cette transition doit encourager le développement d’énergies renouvelables qui émettent peu de CO2.
Au niveau européen, le 28 novembre 2018, la commission européenne a présenté sa vision stratégique à long terme pour le climat. Un objectif affiché est la baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre, comparé aux émissions de 1990.

Cela sera possible par la création de nouveaux réseaux et l’amélioration des réseaux existants.

Concernant la consommation finale de chaleur, l’objectif national en énergies renouvelables est de 38 %. La chaleur produite par les réseaux de chaleur est déjà issue à 57,1 % des EnR&R (données 2018 de l’enquête SNCU édition 2019).

LES ATOUTS

Chiffres clés de 2019

Les réseaux de chaleur ont un rôle primordial à jouer dans la politique énergétique de la France.
À l’échelle européenne, les réseaux de chaleur sont aujourd’hui perçus comme un moyen de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique.

798

réseaux

5 964

km de canalisations

2,37

millions d’équivalent-logements soit 6 millions de personnes

20 000

bâtiments supplémentaires raccordés depuis 10 ans

6,13

millions de tonnes de CO2 évitées chaque année grâce aux réseaux de chaleur

25 600

GWh d’énergie thermique délivrée

6 %

des besoins en chauffage en France / 13 % en Europe

59,4 %

des énergies utilisées par les réseaux sont des énergies renouvelables et de récupération

5,7

million de tonnes de CO2 économisés grâce aux réseaux de chaleur,

en comparaison à des chaudières gaz,soit l’équivalent de 2,7 millions de voitures retirées de la circulation chaque année !

Les réseaux de chaleur répondent aux objectifs politiques mais également aux attentes des Français puisqu’ils concilient service de proximité, sécurité, confort, tout en offrant des prix compétitifs et stables. Ils permettent aussi de lutter concrètement contre le réchauffement climatique, la pollution de l’air et la précarité énergétique.

EN EUROPE

Une Europe à deux visages

En Europe, 6 000 réseaux représentant 13 % des besoins de chauffage, chauffent 100 millions d’habitants.
L’importance des réseaux de chaleur est très variable d’un pays à l’autre.
En Grande-Bretagne, en Suisse ou aux Pays-Bas, ils desservent moins de 4 % des logements.
A l’inverse, au Danemark, en Finlande, en Lituanie ou en Suède, le chauffage urbain est le mode de chauffage dominant, avec des taux de pénétration de l’ordre de 50 %.

Le cas du Danemark est particulièrement exemplaire : les réseaux de chaleur représentent 50 % du marché du chauffage ; ce taux atteint même 98 % à Copenhague.

Ces différences entre les pays s’expliquent par les conditions climatiques et les ressources énergétiques locales (comme en Islande, où l’abondance de la ressource géothermique permet aux réseaux de chaleur d’atteindre 95 % du marché de la chaleur), mais aussi et surtout par les politiques menées en matière d’énergie.

Euroheat & power, l’homologue européen de Via Sèva a initié l’action WE ARE ALL CONNECTED « nous sommes tous connectés », dont le but est de sensibiliser aux atouts des réseaux de chaleur et de froid en Europe en donnant la parole aux collectivités locales. En partenariat avec Amorce, Via Sèva a réalisé 10 vidéos

Les vidéos sont disponibles sur le site web dédié d’Eurohead & Power et Vidéos WAAC chaîne YouTube Via Sèva.

EN FRANCE

Le nombre de réseaux en croissance

En France, plus de 800 réseaux de chaud et réseau de froid chauffent et climatisent 6 millions d’habitants dans 350 villes soit l’équivalent de 6 % (augmentation des réseaux, chiffres IPSOS GP) des besoins de chauffage. Cela représente plus de 2 millions de foyers raccordés à un réseau de chaleur.